Toutes les bonnes choses ont une fin, sauf la banane qui en a deux.

Dernière étape le long des rives de la Charente en passant par la Galope Chopine. Des petits villages gabarriers au châteaux du cognaçais, je finis heureux mon tour de Charente dans la ville emblématique du cognac.

Coup de coeur

Les voies de halage qui longent la Charente de Jarnac à Cognac et qui, à terme, feront peut être partie de la V92 qui reliera Rochefort à la Dordogne en suivant la Charente.

Coup dur

Le mauvais chemin qui nous mène au bout d’une île. J’ai parcouru près de 70 kms aujourd’hui et je trouve le moyen de perdre Jean-Hubert, mon président, qui m’accompagne alors que le tour est extrêmement bien balisé ! Pour rattraper notre retard j’ai le droit à un rythme de sprinteur jamaïcain qui me grille les dernières cartouches d’énergie qu’il me restait.

Hier nous étions chez un vigneron conventionnel, aujourd’hui nous sommes chez un vigneron bio. Comme Robert, Jacques est  amoureux de sa terre.

Ma question : “comment et pourquoi faire du bio alors que les autres ne le font pas ?” Avec l’arrivée de problèmes de santé liés aux produits chimiques que nécessitent l’agriculture conventionnelle, Jacques avait deux options : changer de métier ou changer de façon de faire.

Il a converti son exploitation en bio en 1972. Des années dures il y en a eu, comme en 2012 quand le mildiou ravage la quasi-totalité de ses vignes. Comment fait-il ? Il a capitalisé et prévoit des réserves pour ce genre d’événement.

Jacques Brard Blanchard

Vigneron bio

Plus d’électricité ! Je me réveille avec l’angoisse d’une dernière journée sans batterie. Plus de smartphone, plus de caméra… Comment immortaliser l’arrivée ? Heureusement j’ai une batterie de rechange. Je remercie Mitchell et Claudette Gilbert du Tâtre pour leur accueil et cette soirée passée ensemble. J’ai même eu droit au fameux brûlot charentais, un protocole qui consiste à faire flamber du café avec du cognac !

Je pars et tombe rapidement sur la Galope Chopine. Cette voie verte me permet de relier Barbezieux. Le revêtement est presque parfait, les lapins de garennes gambadent autour du chemin. Seul bémol, la nationale y est proche par endroit, ce qui gâche la tranquillité des lieux.

Je m’arrête faire quelques photos du château de Barbezieux et repars vers la Charente. Le Née coule, les villages autour sont plein de charmes. Je m’arrête à Châteauneuf-sur-Charente pour rencontrer Pierre, maire de Saint-Simeux et vice-président tourisme à la communauté de communes. Inutile de lui présenter le projet, il nous suit déjà. Il me sort un flacon de Baume de Bouteville, un balsamique 100% charentais et un livre sur le chantier de fouilles paléontologique d’Angeac-Charente pour m’accueillir.

Mon épaule me fait souffrir. En deux ou trois mouvements je me retrouve allongé dans la pelouse et me laisse aux bons soins de Pierre qui est aussi kiné-ostéopathe. Il m’a requinqué, je peux donc partir déjeuner à Vibrac en bord de Charente.

Le ventre plein je rejoins Jean-Hubert Lelièvre président de Charente Tourisme à Jarnac. Il est équipé et entraîné. Dernier temps, 3h30 au marathon de Royan. « Il faut mouiller le maillot Nicolas » on se comprend et je le remercie de transformer ses paroles en actes. Le rythme est soutenu mais nous sommes attendus pour une visite au domaine viticole bio Brard-Blanchard à Boutiers-Saint-Trojan près de Cognac.

L’exploitation est familiale. Après avoir découvert les lieux, nous dégustons un cognac millésimé 1986. Je me réconcilie avec ce spiritueux tant l’arôme et la rondeur sont délicats pour le palais.

Plus que 5km de Voie Verte. Les châteaux se multiplient à mesure que nous nous rapprochons de Cognac. Les noms des grandes maisons ont remplacé les noms des rois, mais cet itinéraire cyclable a tous les éléments séduisants de la Loire a vélo.

Nous traversons Cognac avant de rejoindre la place François 1er où un comité d’accueil nous attends. Je suis fatigué mais touché de voir cette mobilisation.

Charente Tourisme a réussi à mettre en valeur la Charente à vélo. Ce projet a été réalisé dans son intégralité par les différents services de l’ADT. Notre équipe est soudée et force de proposition. Elle n’hésite pas à “mouiller le maillot” pour mettre en avant les richesses du territoire. Nous espérons développer les liens tissés avec les producteurs et professionnels du tourisme en Charente afin de valoriser nos atouts.

Un grand MERCI aux producteurs charentais et  aux hébergeurs qui m’ont accueilli à bras ouverts et fait découvrir leur quotidien avec passion. La Charente est belle, vivante et a de la joie de vivre à partager. Un grand MERCI aussi à vous tous qui m’avez suivi et encouragé tout au long de ce périple inoubliable ! A très bientôt !

Nicolas

Pin It on Pinterest