Tout commençait bien et puis  j’ai pas pu m’en empêcher…

D’Aubeterre au Tâtre ce fut une étape «bonne vivante». Au programme : la visite du superbe Château de Chalais, une orgie culinaire à l‘auberge de Bardenac, les étangs  turquoise de Touverac et la dégustation du vieux pineau de Robert et puis …

Coup de coeur

Les étangs de Touverac.

J’en avais entendu parler, mais il faut le voir pou le croire !pour le voir, les étangs de Touverac ont été créé sur d’anciennes carrières de kaolin, l’argile blanche qui sert à fabriquer la porcelaine. Après la fn de leur exploitation, ces carrières se sont gorgées d’eau pour devenir de véritables oasis et maintenant, réserves naturelles

Coup dur

J’avais promis de  ne plus recommencer. Pressé d’arrivé au Tâtre pour la visite de producteur, j’ai donc entrepris de couper à  travers champs. Vous vous souvenez… ? Comme l’autre fois, Il y avait toujours les ronces au bout du pré mais je n’avais pas prévu … les vaches ! Un tête à tête redoutable qui m’a fait perdre ma chaussure et mon casque. J’étais sur  leur territoire : c’était elles ou moi. Heureusement le berger s’est interposé. J’étais tout penaud d’avoir franchi la ligne interdite. Lui était hilare !

A l’époque tout le monde l’appelait Robert. Puis, l’informatique est arrivé et il se trouve que Henri était son premier prénom. Pour l’administration ce sera donc Henri mais pour tous les autres … ce sera toujours Robert ! 70 ans de viticulture a son actif. A 89 ans, ce charentais a vu les évolutions du métier. Robert est intarissable lorsqu’il s’agît de parler de son métier, des vignes, du cognac, du pineau et de tout le savoir-faire et l’amour nécessaire pour faire de beaux produits. Celui qui fait sa fierté au Concours Agricole de Paris. L’exploitation est familiale. Robert trottine mais veille au grain sur son raisin. La vigne, c’est sa vie avec ses joies et ses douleurs.

Robert Sauvaître

Viticulteur au Tâtre

Bonjour Aubeterre !

Je prends le petit déjeuner avec une vue panoramique sur la Vallée de la Dronne qui coule auprès du village. Hier Charles, une figure d’Aubeterre et sa femme Maryse m’ont invité à dîner. La cuisine de Maryse est délicate comme ses de cèpes dorés a l’ail vert dans un filet d’huile  d’olive. Nous avons beaucoup rit. Je fini mon petit-déjeuner et remercie Yveline mon hôte si attentionnée.

Départ pour Chalais.

Arrivé au pied de la ville, je monte  Une côte, une sacrée côté qui me laisse penser qu’ Yves Lecoq, propriétaire du château ne doit pas se déplacer en vélo. Surpris, un comité d’accueil élargi m’attend devant l’entrée. On actionne le pont-levis (un des rares qui fonctionne encore en France) pour me faire rentrer. J’ai les chevilles qui enflent, mais doucement, ce n’est que les 250 km parcourus depuis le départ de ce tour de Charente! Nous avons la meilleure guide qui soit, j’ai nommé Marie-Claire, ex-collègue et retraitée épanouie. Le château ancienne propriété des Talleyrand-Périgord est immense et très bien conservé (et rénové). Il a eu plusieurs vies qui ont laissé leurs stigmates : boulets de catapulte, chambre d’hospice, occupation allemande… Après un tour des 6000 m2 je remercie tout le monde pour l’accueil et me dirige vers Bardenac.

Bon appetit !

Pas de chichi, l’auberge Poirier sert un menu unique et la soupe à la louche ! Dans l’ordre d’apparition, j’ai nommé : potage maison, salade de crudités, charcuterie maison, pintade rôtie, fromage, dessert. Non ce n’est pas un mariage, c’est un rituel que dis-je, une institution. Les produits sont locaux, je le sais et je le sens, la salade doit être mâchée, comme chez ma grand mère.

Les étangs de Touverac

Après avoir fais le plein, je repars en weeling jusqu’à Touverac. Entre temps 2 obstacles et quelques camions qui serpentent le long de la route puis la traversée de la nationale. Une fois arrivée, il ne faut pas se tromper d’étang. Certains sont plus bleus que d’autres. Si le site est  paradisiaque, la baignade est interdite car très dangereuse raison de l’ancienne activité du lieu (débris, poche d’air, sables mouvants…). Après un tour sur le sentier d’interprétation du Renard, j’immortalise ces couleurs et repars pour la visite de producteur.

Un duel épique avec un troupeau de vaches et quelques kilomètres plus loin, j’atterris au Tâtre, chez Robert. L’homme est un livre d’histoire sur la viticulture charentaise. Il devine à mes grands yeux mon envie de goûter son vieux pineau. Mon palais se régale, je me leste d’un kilo de plus dans les sacoche. Le tour des producteur de Charente, c’est bien mais ça pèse lourd !

Je suis attendu pour dîner chez Madame et Monsieur Gilbert, propriétaires de la chambre hôte des Camélias qui m’accueillent avec un… pineau maison !  Ce coin de la Charente n’est pas propice au déplacement professionnel ! Je finis mon repas en observant la flamme bleu du fameux brulôt charentais avant de me retirer dans ma chambre pour un repos bien mérité avant la dernière étape demain ;

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