En avant à Confolens !!!

Deuxième jour du Tour de Charente à Vélo, je commence à épouser la forme de mon vélo. Entre nous, c’est une vieille histoire qui redémarre. Je quitte le camping du Réjallant en le remerciant pour son accueil et la joie de vivre de ses propriétaires. Direction Nanteuil-en-Vallée et son abbaye remarquable puis Alloue pour découvrir la fabrication de miel charentais, toujours sous la pluie mais le coeur chaud sous les chaumières.

Coup de coeur

Chip Shop le fameux Fish and Chips de Confolens ou comment voyager en Angleterre sans traverser la Manche (mais en traversant la Vienne !)

Coup dur

Notre animation « atelier réparation vélo » avec la Cyclofficine et le Centre socioculturel du Confolentais qui n a pas eu beaucoup de cyclo à soigner.

Nanteuil-en-Vallée

Départ à 8h45 pour Nanteuil-en-Vallée : je quitte le Camping du Réjallant encore endormi. Je m’y reprends à deux fois pour décoller. 3 heures plus tard, je sens cette boule qui n’a pas lieu d’être dans  ma poche… les clefs du mobile home ! Je me remémore cette photo prise sur le départ avec Mr et Mme Aubineau, leur sourire et la garantie de ne pas être grondé trop fort !

10h et un sandwich aux sardines plus tard, j’arrive a l’abbaye de Nanteuil-en-Vallée. Construit au XIIIe siècle, ce site abrite des vestiges d’une ancienne église qui, vue la dimension de ses colonnes, devait être immense. Planté au beau milieu de la cour j’encercle de mes petit bras de « poulet-bicyclette » le cèdre géant qui me fait penser au séquoia d’Amazonie.

Avant de repartir je m’arrête  prendre  un thé chaud à l’Argentor. Le logis est chauffé et je ne suis pas le seul cycliste intéressé. Je fais la rencontre fortuite d’Émile, pèlerin de Compostelle à vélo. Parti depuis 15 jours, il s’est fixé 1 mois pour parcourir les 2400 km qui relient Anvers (Belgique) à Saint-Jacques de Compostelle (Espagne). Il paraît fatigué et bien qu’il tienne un blog stimulant, je me dis que parfois, le voyage à vélo peut être éprouvant. Je lui souhaite bonne chance et nous repartons chacun de notre côté.

Le rucher de Lasfont

En sortant de Nanteuil-en-Vallée, j’ai la bonne surprise de découvrir une voie verte sous les arbres le long de la rivière. Les chemins sont de plus en plus vallonnés. On me l’a dit : « le confolentais, c’est les portes du Massif Central, ça commence à grimper». Les  quelques vaches du ruffécois sont remplacées par les moutons. Après la halte au bar « la Charrette de Niels», j’arrive enfin aux Ruchers de Lasfont. Pascaline et Alain y produisent leur miel issu des 250 ruches de leur cheptel. Elle a grandi ici et tous deux ont quitté leur bistrot en Gironde pour réinvestir la maison familiale. A raison de 30 000 abeilles par ruche en moyenne, on peut dire qu’il y a de la vie sur le hameau de Lasfont ! Je suis accueilli naturellement avec la même générosité que lorsque que j’avais rencontré Alain pour la  première fois. Le miel c’est mon péché mignon. A cet instant précis, je suis comme à un gamin à Euro Disney : « woaou c’est du miel de sarrasin, je peux goûter ? ». Dans l’atelier, Alain m’explique le procédé de fabrication. Je salive. Je rejoins Pascaline au coin du feu pour une dégustation de miels. Je craque pour le miel au citron, une de leur spécialités. On pourrait rester longuement autour du feu tant j’ai plaisir à discuter de la Charente avec eux (et accessoirement ça réchauffe mes petits mollets). Je repars,  lesté  d’un pain d’épices au miel des Ruchers Lasfont, direction Confolens.

Plus d’informations

Confolens

Arrivée sur Confolens : je dépose mes affaires chez Jacqueline Depond, propriétaire de la chambre d’hôte La Villa des Lauriers et pars rejoindre le Centre socioculturel du confolentais pour l’animation  » réparation de vélo « . Je retrouve Marion de la Cyclofficine et des adhérents du club FFCT Velo Passion Confolens. Tous seront au rendez vous demain pour l’étape Confolens > Massignac avec le sourire. Dommage que les habitants n’aient pas répondu présents à l’invitation de la Cyclofficine et du centre socioculturel. Ce n’est que partie remise. Un atelier participatif de réparation de vélo aurait toute sa place sur Confolens.

Chip Shop

Avant de retrouver ma chambre nous décidons avec Marion de manger un fish and chips… Un vrai dépaysement des sens : déco à l’anglaise, accent prononcé, comptoir échoppe et panure maison. Un régal qui me laissera un très bon souvenir de ce passage sur Confolens.

Arrivé il y a 4 ans en Charente, cet anglais à l’accent allemand vient de la ville qui a vu naître le ballon ovale : rugby. Outre le fait  que ce sport ait été inventé par un américain… Neil m’apprend qu’une fois par mois, il organise dans son bar des « open mic » . Perché dans ce petit village du Confolentais, La Charrette est un lieu intimiste où se retrouvent ces anglais qui ont adopté la Charente. Je me réchauffe autour d’un thé au lait fumant et promets de revenir goûter son fish and chips.

Neil Smith

Tenancier du bar-café, La Charrette